La résiliation de la libre circulation avec l’UE

9 février 2014, une majorité du peuple et des cantons ont approuvé l’initiative populaire contre l’immigration de masse. La Constitution est modifié comme suit:

Art. 121 Titre (nouveau) Législation dans le domaine des étrangers et de l’asile
Art. 121a (nouveau) Gestion de l’immigration

1 La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers.

2 Le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité par des plafonds et des contingents annuels. Les plafonds valent pour toutes les autorisations délivrées en vertu du droit des étrangers, domaine de l’asile inclus. Le droit au séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales peut être limité.

3 Les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect du principe de la préférence nationale; ils doivent inclure les frontaliers. Les critères déterminants pour l’octroi d’autorisations de séjour sont en particulier la demande d’un employeur, la capacité d’intégration et une source de revenus suffisante et autonome.

4 Aucun traité international contraire au présent article ne sera conclu.

5 La loi règle les modalités

Le 16 décembre 2016 le parlement (à l’exclusion de l’UDC) décide de trahir le serment que chaque membre de l’Assemblée fédérale fait lors de son entrée en fonction en votant une loi d’application de l’art 121a à coté de la plaque et le Conseil fédéral en rajoute une bonne couche avec l’extension de la libre circulation à la Croatie. Cet acte de soumission à l’Union soviétique Européenne est une traitrise envers le peuple et les cantons, un mépris de la démocratie et marque la fin d’une époque.

Il ne faut pas avoir fait des grands études pour comprendre que la libre circulation profite plus à l’UE qu’à nous.
Alors que chez nous les salaires sont oui plus élevés mais le coût de la vie il l’est encore plus, les assurances sont plus chères et la possibilité d’acquérir son logement très restreinte, la libre circulation est à sens unique. Tous veulent travailler en Suisse et si possible pas y vivre ou alors comme le font certaines communautés, en partageant logement et frais afin de restreindre les dépenses et envoyer l’argent gagné au pays. Combien de citoyens résidents en Suisse ont leur place de travail dans l’UE comme frontalier et y gagnent leurs vie? Combien de PME suisses ont régulièrement du travail dans les pays voisins? Chaque matin au Tessin il y a 65’000 frontaliers italiens, chacun avec sa voiture, (45’682 en 2009) qui viennent travailler, en Valais on a passé le cap des 3’000 (le nombre a doublé en 10 ans), l’arc lémanique en compte désormais 117’000 et ça ne cesse d’augmenter, jusqu’ou?

Tout cela implique un besoin accru dans les capacités de transports, dans les infrastructures sanitaires et dans les services comme télécommunication, énergie et organisations « feu bleu » pour en citer les principaux.
Qui paye la facture? Qui subi les difficultés de mobilité et les effets dus à l’augmentation de la densité de population en un espace toujours plus limité? Et les effets sur la qualité de vie quelqu’un les prends en compte? La croissance n’est pas une valeur infinie, quand atteindrons-nous la limite? Retournons aux sources, la qualité est plus importante de la quantité.

Nous pouvons nous passer de la libre circulation parce que nos avantages sont bien moindres en rapport aux inconvénients. Reprenons en main les reines de notre pays, de notre économie et de notre futur.

Le Valais d’abord.

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